La part des actifs qui comptent exclusivement sur le système de retraite par répartition bondit en 2026. Selon le huitième Baromètre de l'épargne réalisé par l'Ifop pour Altaprofits, ils sont désormais 43 % à penser que leurs revenus une fois retraités proviendront uniquement du régime obligatoire, contre 28 % un an plus tôt. Un basculement de 15 points en douze mois, alors même que le pessimisme sur le niveau de vie à la retraite continue de progresser.
Le recours exclusif à la répartition progresse de 15 points
C'est l'enseignement le plus marquant de l'étude : en 2026, 43 % des actifs estiment que leurs revenus à la retraite proviendront exclusivement du système par répartition, contre 28 % lors de la vague précédente.
Dans le même temps :
- la part de ceux qui misent majoritairement sur leur épargne ou leurs placements pour compléter leur pension recule à 39 % (- 8 points sur un an) ;
- seuls 9 % anticipent un équilibre 50/50 entre pension et placements, contre 15 % en 2025.
Autrement dit, une part croissante d'actifs semble renoncer, dans les intentions, à préparer activement sa retraite, malgré un contexte de tension durable sur les régimes obligatoires.
Les ménages modestes en première ligne
Le recours exclusif au régime par répartition n'est pas uniforme. Il est particulièrement marqué chez :
- les actifs dont les revenus sont inférieurs à 1 080 € par personne et par foyer : 57 % ;
- les ouvriers : 55 % ;
- les femmes de plus de 35 ans : 51 % ;
- les personnes qui épargnent moins d'une fois par an, voire jamais : 64 %.
Ce sont, sans surprise, les profils dont la capacité d'épargne est la plus contrainte qui déclarent le plus dépendre du régime obligatoire. Pour ces publics, la question de la préparation retraite se joue autant sur la déduction fiscale des versements que sur l'accessibilité du ticket d'entrée du contrat.
Un pessimisme croissant sur le niveau de vie à la retraite
Le baromètre confirme par ailleurs un climat d'inquiétude durable :
- 75 % des actifs anticipent une baisse de leur niveau de vie au moment du départ à la retraite, soit + 3 points sur un an et + 6 points depuis novembre 2024 ;
- 70 % déclarent ne pas connaître le montant qu'ils percevront une fois retraités.
Les craintes d'une baisse de revenus sont plus fortes chez les 50-64 ans, les femmes de plus de 35 ans et les familles monoparentales, catégories déjà exposées à des carrières hachées ou à des droits à pension incomplets.
Que retenir pour les épargnants ?
Le paradoxe est clair : les actifs anticipent une perte de niveau de vie mais déclarent, dans le même temps, se reposer davantage sur un système par répartition sous tension. Or, préparer sa retraite reste possible même avec une capacité d'épargne modeste, à condition de commencer tôt et de profiter du levier fiscal du PER.
Quelques réflexes utiles :
- Estimer sa future pension via son compte retraite officiel plutôt que rester dans le flou (70 % des actifs ne connaissent pas le montant attendu).
- Automatiser des versements programmés, même de faible montant, pour lisser l'effort d'épargne.
- Utiliser la déduction fiscale du PER pour transformer une partie de l'impôt en épargne retraite (voir notre simulateur d'économie d'impôt).
- Choisir un contrat aux frais maîtrisés : quelques dixièmes de point de frais font une différence significative sur 20 à 30 ans.
La progression de 15 points en un an du recours exclusif à la répartition rappelle une évidence : plus on tarde à compléter le régime obligatoire, plus l'écart de niveau de vie à la retraite risque d'être difficile à combler.
Passer à l'action avec un PER de référence
Parmi les contrats disponibles en ligne, le PER Altaprofits (e-PER, assuré par Generali Retraite) figure parmi les offres à frais négociés du marché : 0 % de frais sur versement, 0,50 % de frais de gestion annuels sur les unités de compte en gestion libre, ticket d'entrée à 300 € et souscription 100 % en ligne. C'est précisément le type d'offre à considérer lorsqu'on ne veut plus dépendre uniquement du système par répartition.
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Aller plus loin
- Comparatif des meilleurs PER 2026
- Déduction d'impôt et plafonds du PER
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Source : 8e Baromètre de l'épargne Ifop pour Altaprofits, 2026.
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