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Ouvrir un PER

PER pour enfant mineur : dispositif fermé

Depuis le 1er janvier 2024, il n'est plus possible d'ouvrir un PER au nom d'un enfant mineur (loi de finances 2024). Voici ce qui change pour les contrats existants et les alternatives à privilégier en 2026.

Dispositif fermé depuis le 1er janvier 2024

L'article 22 de la loi de finances pour 2024 interdit l'ouverture d'un nouveau PER au profit d'un mineur. Les versements sur les PER mineurs déjà ouverts sont également bloqués.

Pourquoi le dispositif est-il fermé ?

Le PER mineur permettait à des parents fortement imposés de défiscaliser jusqu'à 4 114 €/an par enfant. Considéré comme une niche fiscale détournée de l'objectif retraite, le dispositif a été supprimé.

Officiellement : un mineur n'a pas vocation à préparer sa retraite à 6 ans. Le législateur a tranché.

Que devient mon PER mineur existant ?

Si vous avez ouvert un PER au nom de votre enfant avant le 1er janvier 2024 :

  • Le contrat reste valide.
  • Les nouveaux versements sont interdits tant que l'enfant est mineur.
  • L'épargne déjà placée continue de fructifier (gestion pilotée ou libre selon le contrat).
  • À la majorité de l'enfant, le contrat se transforme en PER classique et redevient alimentable.

Sortie à la majorité

À ses 18 ans, votre enfant devient pleinement titulaire de son PER. Les règles classiques s'appliquent :

  • Sortie possible pour l'achat de la résidence principale (cas de déblocage anticipé).
  • Sortie possible pour les autres cas légaux (invalidité, décès du conjoint, fin de droits chômage, surendettement, cessation d'activité non salariée).
  • Sinon, blocage jusqu'à la retraite.

Fiscalité de sortie pour résidence principale (si versements déduits) :

  • Capital : barème progressif IR (TMI du jeune adulte, généralement 0 ou 11 %).
  • Plus-values : flat tax 30 % (ou option barème).

Alternatives en 2026 pour préparer l'avenir d'un enfant

  • Assurance-vie au nom de l'enfant : souplesse maximale, fiscalité réduite après 8 ans, abattement de 4 600 €/an sur les plus-values. Pas d'avantage fiscal à l'entrée.
  • Livret A + LDDS au nom de l'enfant : sécurité totale, mais rendement limité (environ 2,4 % en 2026).
  • PEA Jeune (à partir de 18 ans) : dès la majorité, ouvrir un PEA pour profiter de l'antériorité fiscale (5 ans pour exonération des plus-values).
  • Donation-partage : transmettre une somme avec un cadre légal (abattement 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans).
  • SCPI ou fonds en démembrement : conserver l'usufruit pour soi, donner la nue-propriété à l'enfant.

Comparatif des solutions enfant en 2026

SolutionAvantage fiscal entréeDisponibilitéEncadrement
PER mineur (fermé)Déduction parentBloquéTrès fort
Assurance-vie enfantAucunLibre dès 18 ansFaible
Livret A enfantAucunImmédiateFaible
Donation-partageAbattement 100 k€VariableMoyen (notaire)
Démembrement SCPIPas d'IFI sur la NPAu remembrementFort

Notre recommandation 2026 : combiner une assurance-vie au nom de l'enfant (souplesse, gestion pilotée) avec une donation-partage à un moment-clé (achat immobilier, études). Pour l'aspect retraite : votre propre PER reste l'outil le plus puissant.

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